Un festival engagé
Edition 2016 : D’ici et d’ailleurs, ensemble

Migrant'scène en région
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Qu’on soit d’ici ou d’ailleurs, ensemble, on peut construire. Ensemble, on peut avancer. Ensemble, on peut vivre mieux. Des actions collectives, enrichies de toutes nos différences, se mettent en place tous les jours. A contre-courant du discours dominant qui alimente l’hostilité et la peur, le vivre ensemble existe, et cette réalité vécue ouvre de nouvelles perspectives. C’est possible, riche de sens et nécessaire. Et si on partageait nos inspirations et nos initiatives ?

Affiche FMS2016 A4Justice sociale : et si on luttait ensemble pour nos droits ?

Face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés, la voix des personnes migrantes ou immigrées compte de plus en plus parmi celles et ceux qui ont choisi de s’engager pour défendre les droits des travailleurs les plus vulnérables. C’est une salariée immigrée, qui n’avait jamais fait de syndicalisme de sa vie, qui a soutenu ses collègues pour mener la toute première grève du personnel de nettoyage d’Eurodisney…

Qui gagne à opposer les précaires, le « SDF français » et le « réfugié syrien », à diviser sur fond de différences culturelles ou religieuses, à nourrir un racisme culturel ? Et si, face aux discriminations sociales, la convergence des luttes était l’évidence pour défendre les droits de tous, et le véritable intérêt général?

Initiatives : et si on pensait collectif ?

A Bruxelles, six personnes « sans papiers » se sont saisies du droit à agir en citoyen. Avec une vingtaine d’autres volontaires, ils ont monté « Cuisine du monde pour tout le monde » : chaque semaine, des surplus du marché sont collectés pour préparer en cuisine, sous leur direction, des plats et des colis alimentaires à destination des plus démunis, tout en attirant l’attention sur le gaspillage alimentaire.

Force du collectif et de l’engagement concret, local : ce sont les minorités agissantes qui font tout ! On crée du lien dans l’action, et on agit pour créer du lien : il n’y a plus de petites actions, mais des réseaux horizontaux, informels, qui s’ajustent aux dimensions de nos initiatives et qui démultiplient nos aspirations. Et si, à partir de tant d’histoires distinctes, se construisait une histoire à faire ensemble ?

Réciprocité : et si on se décentrait ?

En banlieue parisienne, un camp abritant des populations de culture rom propose des chambres d’hôtes pour celles et ceux qui, plus voyageurs qu’eux, sollicitent une invitation. N’est pas sédentaire qui croit… En Corrèze, en Calabre, des villages entiers, parce qu’ils ont fait le pari d’accueillir des personnes migrantes, y trouvent une nouvelle vie, à travers les initiatives conjuguées des anciens et des nouveaux habitants : des écoles rouvrent leurs portes, des bureaux de Poste ne ferment plus, l’activité est redynamisée, les savoir-faire artisanaux sont pérennisés.
Derrière chacun de ces exemples, il y a une décision politique – celle des maires – et/ou une volonté citoyenne. Et la conscience, peut-être, du rôle immense des migrations au fil de toute l’histoire humaine.

Echanges interculturels, curiosité, (appren)tissages incessants entre les uns et les autres… Conscience des liens de responsabilité, aussi, dans ce monde globalisé où les rapports de domination produisent sans cesse de nouvelles inégalités. L’accueil de l’autre ne va pas sans heurts et sans réticences, bien sûr. Mais l’entre-soi rend-il heureux ?

Contre-pouvoir : et si on résistait ensemble ?

En Bretagne, une campagne pour mettre fin à de graves dysfonctionnements dans l’accueil des personnes étrangères à la Préfecture a été menée par un collectif d’habitants, y compris les premières personnes concernées. Développer un esprit critique, poser des revendications à travers des colères, être dans le rapport de forces non violent mais assumé, revenir à la charge et, ensemble, pouvoir mettre la Préfecture, la Mairie, l’Etat, face aux obligations dont ils s’affranchissent… Cette fois-là, déstabilisée, la Préfecture a cédé…

Viser une vraie transformation sociale, une émancipation, l’amélioration de nos conditions d’existence et la construction collective d’alternatives. Rompre avec les discours manichéens dominants. Défendre la complexité. Tenter. Expérimenter. A nous de jouer !

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Couv Dossier de présentation FMS2016La_Cimade_Petit_Guide_Prejuges_2016_Couv400

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